- J.M. Maulpoix définit le poème en prose comme "un objet mélancolique, tendu qu'il est entre l'éternel et le transitoire, le désir de beauté et la conscience de la laideur." Vous direz en quoi cette analyse éclaire l'œuvre de Baudelaire inscrite à votre programme.
- "Le monde est capturé comme théâtre des obsessions du poète, mais celui-ci parvient néanmoins à rester spectateur, à n'être présent que comme conscience ironique. La "vorace Ironie" est à l'origine de la sérénité narrative des Petits Poèmes en Prose" En quoi cette analyse éclaire-t-elle l'œuvre de Baudelaire inscrite à votre programme ?
- Dans son introduction (1946) aux Petits poèmes en prose, Georges Blin écrit :
Si constante est même cette variété que, comme dans certains textes d¹avant-garde, telle page des Petits poèmes en prose paraît avoir été composée, pour chaque mot d¹une même phrase, dans des caractères d¹imprimerie différents. On ne doit point pourtant imaginer que ces pièces offrent le clinquant d¹arlequinades mal jointes. Vues dans un mouvement uniforme et d¹une suffisante hauteur, les couleurs les plus vives engendrent le blanc le plus négatif. C¹est ainsi que malgré leur infinie bigarrure et la vigueur de leurs métaphores, les poèmes en prose dégagent en définitive l¹homogénéité très solide des teintes neutres.
Dans quelle mesure ce propos éclaire-t-il votre lecture du recueil de Baudelaire ?
- La réflexion suivante, extraite de Fusées II, sorte de journal intime de Baudelaire composé de notes éparses, vous paraît-elle de nature à éclairer la poétique mise en ¦oeuvre dans les petits poèmes en prose du Spleen de Paris :
«Ivresse religieuse des grandes villes. - Panthéisme. Moi, c'est tous ; Tous, c'est moi.
Tourbillon.» ?