 | ''Les Classiques latins'' (L. Canfora) |
Les Classiques latins, par L. Canfora
Nous donnons ici la table des matières de l’histoire de la littérature latine de L.Canfora et des extraits traduits de l’italien du premier chapitre (le livre n’est pas encore traduit en français)
TABLE DES MATIERES 1. Rome, « cité grecque » 2. Ennius et son entourage 3. Plaute 4. Térence 5. Catulle 6. César 7. Cicéron et l’éloquence romaine républicaine 8. Lucrèce 9. Cicéron et la philosophie grecque 10. Salluste et la naissance d’une historiographie classiciste 11. Livres, lecteurs et bibliothèques 12. Vitruve 13. Virgile 14. Horace 15. Tite-Live 16. Ovide 17. Sénèque, 18. École, éducation et alphabétisation 19. Pline l’Ancien 20. Quintilien 21. Naissance d’une historiographie littéraire 22. Tacite et son entourage 23. Apulée 24. Les cercles décisifs 25. Augustin et son époque 26. Conclusions
Extrait du chapitre Premier Rome, « cité grecque » (§ 2 : Littérature de « traduction »)
Macaulay, dans l’introduction, savante et passionnée, qu’il fit à son livre : Lays of Ancient Rome, remarquait que la littérature latine que nous lisons est postérieure au début de la Deuxième guerre punique et qu’elle n’est presque exclusivement qu’une élaboration de modèles grecs. Pourtant, il affirmait, d’accord avec Niebuhr, qu’« une littérature latine antérieure, une littérature vraiment latine » avait bien existé avant la naissance de ceux que nous appelons « les plus grands auteurs latins » mais qu’elle était totalement perdue Et Macaulay, développant la théorie de Niebuhr jusque dans ses extrêmes conséquences déclarait que la « vraie littérature latine » avait été constituée elle aussi de « chants versifiés » semblables à ceux que ces anciens Germains, dont parle Tacite, chantaient en l’honneur d’Arminius, cet héroïque guerrier qui battit les Romains dans la forêt de Teutobourg [1], ou encore semblables aux chants des bardes gaulois que mentionnent Lucain et Ammien Marcellin [2]. Ainsi Macaulay, en menant jusqu’à son terme la théorie de Niebuhr, avait compris la nécessité de faire commencer plus tôt une littérature latine dont l’essor lui paraissait tardif par rapport au développement de la cité de Rome. En effet, si l’on s’en tient à la première date connue, la littérature latine commence en 240 av. J.-C. En cette année Livius Andronicus, Grec de Tarente amené à Rome après la reddition de sa cité en 272 av. J.-C. par son maître romain, Livius, « représenta pour la première fois une œuvre théâtrale », fabulam primus docuit : date que la tradition romaine considérait elle aussi comme un point de départ [3]. Car, pour les savants romains aussi la littérature à Rome commençait après la fin de la Première guerre punique (264-241 av. J.-C.) ; et elle commençait par une traduction. Nous ignorons le titre de la pièce mise en scène par Livius Andronicus, mais il est certain qu’il s’agissait de l’adaptation d’une pièce grecque, (comme il adapta d’ailleurs aussi l’ Odyssée en vers saturniens) . Nous verrons bientôt que c’est la caractéristique essentielle de la production littéraire latine à ses débuts. On peut même affirmer qu’elle se développe dans les différents genres – du théâtre à la poésie épique, de l’histoire à la philosophie – à mesure qu’elle s’approprie les grands modèles grecs ; par ce moyen, elle prend peu à peu conscience de son autonomie expressive. Cette littérature de traduction connaît donc, comme il a été écrit, « une origine tout aussi artificielle que celle des littératures romanes » ; elle est « l’œuvre consciente et laborieuse de quelques individus ouverts et courageux » [4]. Le peu de choses que nous savons de ces gens-là ne doit pas nous tromper. Comme l’atteste Suétone [5], Livius Andronicus « donnait des cours chez lui ou ailleurs, en grec comme en latin » ( utraque lingua), c’est-à-dire qu’il « interprétait les textes grecs » et, « lorsqu’il composait lui-même en latin », il soumettait ces écrits à la lecture de son entourage ( praelegebat) : c’était déjà une figure emblématique, qui, par sa double activité de créateur et de savant peut être comparé à ses contemporains d’Alexandrie, Callimaque et Apollonius, ou d’Antioche, comme Euphorion. Une littérature de traduction, donc, dont la production est de plus en plus fréquente, au lendemain du grand conflit avec Carthage. Pourtant, on a commencé par mal apprécier cette caractéristique fondatrice de la littérature latine, d’abord à cause de la présentation que les auteurs eux-mêmes ont donnée de leur travail : Térence, dans le prologue de la comédie Les Adelphes, v. 7-11, se vante d’avoir traduit « mot à mot », verbum de verbo, une scène des Synapothneskontes de Diphile, (un représentant de la Nouvelle comédie attique), qu’avait omise Plaute dans ses Commorientes, qui était elle aussi une traduction latine de la même comédie de Diphile ! Cette fausse appréciation tient aussi à l’opinion, que Cicéron émet, à plusieurs reprises, sur le rapport de la littérature latine avec ses modèles grecs ; par exemple, dans l’opuscule De optimo genere oratorum (52 av. J.-C.), qui sert de préface à sa traduction latine des discours opposés de Démosthène et d’Eschine dans le procès « de la Couronne », Cicéron se croit obligé de répondre aux reproches de ceux qui pensent qu’il s’est donné une peine inutile, puisque c’est dans leur langue, en grec, qu’on peut apprécier au mieux ces discours : « Les mêmes qui m’adressent cette objection lisent bien Térence et Cécilius Statius tout comme Ménandre, voire Ennius, Pacuvius et Accius au lieu d’Euripide et de Sophocle ! » Une telle répartie nous montre que Cicéron met explicitement sur le même plan l’œuvre des dramaturges romains, (à l’exception symptomatique de Plaute,) et sa traduction de Démosthène et d’Eschine [6]. Le propos de Cicéron est encore plus catégorique dans le De finibus (45 av. J.-C.) : cette fois il répond à ceux qui critiquent son œuvre de vulgarisateur de la philosophie grecque, et il répond de deux manières : il est incompréhensible, dit-il que ceux qui dénigrent l’emploi du latin en philosophie se délectent en même temps de la lecture de la Médée d’Ennius ou de l’ Antiope de Pacuvius, qui sont pourtant « traduites littéralement des modèles respectifs d’Euripide » (I, 4) ; en deuxième lieu, il soutient que son travail d’interprétation de Platon et d’Aristote est d’un niveau bien supérieur à celui des poètes latins qui avaient traduit les pièces grecques : « si je travaillais – écrit-il – comme nos poètes l’ont fait sur le théâtre grec, je rendrais un fort mauvais service à mes concitoyens ! » (I, 7). Certes, même s’il peut, au besoin, choisir de « traduire tels quels certains passages » ( transferre locos quosdam), comme le firent Ennius avec Homère ou Afranius avec Ménandre, il se fait une autre idée de son travail de traducteur et il explique l’« infériorité » du travail d’adaptation des poètes latins archaïques en notant qu’ils avaient traduit ad verbum ( De finibus, I, 4), (comme Térence l’avait revendiqué,) tandis que lui ne se pose pas en traducteur, « ut interpres » mais, par exemple dans le cas de l’art oratoire, ut orator., en orateur. Il précise : « non pas mot à mot », mais en tenant compte du genus omnium verborum et en s’efforçant de rendre « l’efficacité globale des expressions » ( verborum vim) [7]. Il faudra – conclut-il – respecter les mots pour autant qu’ils ne s’écartent « de notre usage » ( a nostro more) [8] : d’où le mépris pour ces anciennes versions des poètes latins archaïques, glorieuses, mais, à son avis, maladroites. Par-delà les querelles sur l’« originalité » de la littérature latine – qui furent idéologiques voire instrumentales, aux moments de résurgence du nationalisme italien – en quel sens peut-on, doit-on parler de littérature de traduction ? Friedrich Leo donne une bonne réponse à la question en partant justement de Livius Andronicus. « Il a inventé – remarque-t-il – l’art de la traduction ». Mission très ardue, en effet que de « transposer des œuvres d’art achevées, écrites dans la plus raffinée des langues littéraires, à la métrique très complexe, en une langue qui n’avait pas encore atteint une expression poétique accomplie, et qui ne disposait que d’un mètre fort archaïque » [9]. Quelques années auparavant, à propos de la naissance de la comédie romaine, F.Leo avait d’ailleurs appelé Livius Andronicus « le premier traducteur » de la « littérature mondiale » [10]. Et, donnant également un contexte historique à cette formulation il ajoute : « Certes, on avait déjà connu de purs transferts de contenu [d’une autre langue] vers le grec, comme la traduction de l’Ancien Testament : mais il n’y avait pas de traduction d’une œuvre d’art dans une autre langue dans le but de créer en même temps une œuvre d’art dans la nouvelle langue ». C’est peut-être là la définition la plus complète qu’il donne de l’idée de « traduction artistique ». Dans un autre ouvrage important écrit quelques années auparavant, les Recherches sur Plaute, consacrées aussi à la formation de la littérature latine, Leo a recours à un autre exemple de « transposition de contenus » d’une langue à une autre : le traité d’agriculture du carthaginois Magon dont le Sénat romain ordonna la traduction. Il en concluait que « donner une forme poétique à la poésie grecque », c’était tout autre chose [11].
Ces références à l’Alexandrie hellénistique du IIIe siècle av. J.-C. et au monde qui en était influencé, à savoir Carthage du temps de Magon, permettaient de poser le problème dans sa véritable dimension historique. La pratique de la traduction très répandue d’abord à Alexandrie, avait touché les mondes non-grecs les plus variés : la traduction de l’Ancien Testament par les « Septante » à peu près au moment où Andronicus était amené prisonnier à Rome, n’en est que l’exemple plus célèbre. Mais Leo a tort de distinguer si nettement la traduction de l’Ancien Testament en grec et la traduction de l’Odyssée en latin par Livius Andronicus. Œuvre entamée probablement sous Ptolémée II (283-246 av. J.-C.), la traduction en grec de plusieurs livres de l’Ancien Testament se borna d’abord aux « Livres de la Loi » – la Torah, le Pentateuque – mais elle se développa par la suite grâce à divers interprètes, au fil des livres. Au cours de ce processus on trouve aussi des tentatives de « traduction artistique », c’est évident. Qu’il suffise de penser à un texte entré, pour des raisons spécieuses, assez tard dans le canon de l’Ancien Testament et longtemps transmis comme une œuvre poétique indépendante, le Cantique des Cantiques. Cette œuvre a été traduite en grec dans un deuxième temps, « avec l’évidente intention de créer une œuvre poétique dans la nouvelle langue aussi », dirait-on en paraphrasant Leo. Un chef d’œuvre de poésie hébraïque devenait poésie grecque pour avoir été traduit dans la langue grecque « commune » (koïnè) du fait de la volonté artistique du traducteur, environ au moment où des interprètes latins traduisaient eux aussi les pièces grecques d’Euripide ou de Ménandre dans une forme poétique. Ainsi, de même qu’une littérature juive hellénistique s’épanouissait en langue grecque, de même s’épanouissait une littérature latine à partir de traductions du grec. Aussi bien la première, juive hellénistique, que la deuxième, latine, naissent autour de traductions et se développent en adaptant de plus en plus librement de multiples modèles. Au IIe siècle av. J.-C. Ezéchiel, juif d’Alexandrie et poète tragique écrivant en grec, compose des tragédies novatrices même au niveau de la dramaturgie ; il tire ses sujets librement des récits de l’Ancien Testament. Il s’agissait, selon un procédé bien attesté dans la littérature alexandrine, consistant à récrire un texte dans un autre « genre » que celui auquel il appartenait, d’adapter sous forme de drames des épisodes de l’epos hébraïque, comme par exemple la libération par Moïse de son peuple. Ennius et Accius ne firent pas autre chose lorsqu’ils créèrent librement des pièces à partir de modèles grecs du Ve siècle av. J.-C., voire postérieurs, tout en puisant aussi dans la tradition épique de l’Iliade : que l’on songe à la Hectoris Lutra, « Le rachat d’Hector » inspiré du livre XXIV de l’Iliade tout autant que du théâtre hellénistique. Dans la littérature juive hellénistique en grec, l’évolution qui mène de la traduction plus ou moins artistique à l’élaboration autonome peut être également observée dans le domaine de l’historiographie. Le Premier livre des Macchabées, que nous lisons uniquement en grec, est la traduction d’un modèle rédigé en hébreu, selon les témoignages convergents d’Origène et de Jérôme. Mais l’ouvrage contemporain, en cinq livres, de Jason de Cyrène, dont le IIe livre des Macchabées n’est qu’un epitome, a été écrit directement en grec[12]. Autre point commun aux deux expériences, les premiers auteurs « latins » non seulement ne sont pas romains, mais ils sont bilingues (voire polyglottes, comme Ennius), de même qu’Aristée, Ezéchiel, Jason de Cyrène, fondateurs de la littérature juive hellénistique. On peut objecter que les Juifs d’Alexandrie ou de la Cyrénaïque, lorsqu’ils traduisaient ou élaboraient en grec des modèles écrits en hébreu disposaient de l’outil linguistique très développé qu’était le grec. Ce n’est vrai qu’en partie. Ils n’empruntaient pas la langue sophistiquée et littéraire d’un Callimaque ou d’un Apollonius de Rhodes : ils employaient le « grec commun », la koïnè qui s’était imposée en tant que langue internationale de la Méditerranée et au-delà, depuis que les Macédoniens avaient remplacé les Perses, dont la « langue commune » était l’araméen. Or la koïnè ne disposait pas d’une tradition poétique. Ce furent justement des auteurs de vers ou de proses tels Ezéchiel ou Jason ou les traducteurs anonymes du Cantique des Cantiques, de l’Ecclésiaste, des élégies recueillies dans les Lamentations, qui, peut-être les premiers, plièrent le « grec commun » à un usage poétique. De même la langue latine, elle aussi une koïnè, nous le verrons, avait presque uniquement été utilisée dans le domaine du droit et comme jargon politique avant de servir aux « traductions artistiques » d’Andronicus, Naevius, ou de Plaute. Et de même que la koïnè juive hellénistique comporte des hébraïsmes, de même, le latin d’Andronicus et de Plaute est truffé d’hellénismes. C’est donc l’Alexandrie hellénistique, promotrice d’un imposant travail de traduction en grec, qui est la toile de fond sur laquelle il faut placer aussi l’entreprise audacieuse d’Andronicus et des autres « traducteurs artistiques » du grec en latin. Ce qui se passe donc à Alexandrie, au plan historique et culturel, nous permet de comprendre comment s’est produit le « déclic » qui a conduit un affranchi de Tarente devenu professeur à Rome à tenter une réécriture de l’Odyssée en latin. Or, des sources historiques, certes tardives, mais de grande qualité, nous renseignent efficacement sur le travail de traduction mis en place dans la plus grande métropole hellénistique, Alexandrie, un travail en lien direct avec la fondation de la bibliothèque la plus fournie et la plus ambitieuse de son temps, la bibliothèque royale des Ptolémées, qui bientôt servira de modèle aussi au monde romain, Georges Synkellos au VIIIe siècle après J.-C., Georges Cedrenos, l’« Anonyme de Cramer », Jean Tzetzès au XIIe siècle, dans l’introduction à son traité Sur la comédie, nous renseignent tous à peu près dans les mêmes termes – preuve d’une source unique – sur les grandes initiatives de traductions qu’Alexandrie promouvait à l’aide de collaborateurs bilingues d’élite. La liste des peuples dont on traduisit en grec les écritures énumère les Chaldéens[13], les Egyptiens[14] et les Romains. Il est difficile de vérifier cette dernière information, mais pourquoi la rejeter alors qu’elle pourrait concerner des textes en latin comme les Douze Tables ou des lois sacrées ; quoi qu’il en soit, on ne saurait s’en étonner si l’on songe que, depuis la fin du IVe siècle jusqu’au IIIe, d’Héraclide et Aristote à Timée, Callimaque, Lycophron, etc., la culture hellénistique s’intéresse à Rome. Ce genre d’activité si habituel à Alexandrie ne pouvait être ignoré dans une cité imprégnée d’influences hellénistiques comme Tarente au IIIe siècle av. J.-C. : que l’on pense au rapprochement entre Athènes et Tarente, tout défavorable et moralisateur qu’il soit, opéré par Théopompe[15], ou bien, sur un autre plan, au caractère cosmopolite des auteurs hellénistiques et de leur culture, une culture profondément marquée par la facilité des échanges et la libre circulation, que ce soit celle des personnalités, comme Théocrite entre Syracuse et Alexandrie ; celle des expériences et des idées comme dans les rapports d’Archimède de Syracuse avec les savants d’Alexandrie ; enfin celle des livres grecs, notamment des textes théâtraux, sans lesquels on n’expliquerait ni les traductions ni les praelectiones d’Andronicus ou d’Ennius – l’anecdote de Térence qui, selon la biographie de Suétone, va en Grèce pour faire provision de comédies de Ménandre en est d’ailleurs emblématique. L’impulsion qui a dû pousser Andronicus à traduire trouve certainement aussi son origine dans l’exemple que donnait Alexandrie, et qui se répandait, depuis ce grand centre, partout dans le monde hellénisé. C’est ainsi que les débuts de la littérature romaine s’insèrent dans le phénomène plus ample de la traduction hellénistique, étroitement lié à l’existence de la Bibliothèque et à l’internationalisation de la culture. __________________________________________________________________________________________
[2] Macaulay, Essays and Lays of Ancient Rome, Londres, 1891, p. 837. [3] Cicéron, Brutus, 72. Accius, poète et savant ayant vécu entre le IIe et le Ier siècle av. J.-C., allait jusqu’à placer ces débuts en 190 av. J.-C., de façon probablement erronée. [4] S. Mariotti, « Letteratura latina arcaica e alessandrinismo » in Belfagor, 20 (1965), p. 35-36. [6] Ces traductions, bien que réunies au De optimo genere oratorum, ne sont pas conservées, non plus que les autres traductions cicéroniennes, du Timée de Platon et de la Cyropédie de Xénophon. [7] De optimo genere oratorum, 13-14. [9] Geschichte der römischen Literatur, I, p. 59-60. [10] « Varro und die Satire », Hermes, 24 (1899), p. 78. [11] Plautinische Forschungen [1895], 19122, p. 88. [12] Il s’agit du n° 182 du recueil de Jacoby des Fragments des historiens grecs. [13] Information confirmée par Pline l’Ancien, Hist. Nat., XXX, 3, qui parle de la traduction en Alexandrie des textes zoroastriens. [14] On ne saurait douter de cette information pour peu que l’on pense à des œuvres telles celle de Manéthon. [15] Fr. 100 et 233 Jacoby.
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